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Adaptons (enfin) les investissements publics à un climat qui change

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Edito

Les vagues de chaleur, les feux de forêt et la sécheresse que la France a connus cet été ont mis le défi de l’adaptation au changement climatique au cœur des priorités du gouvernement. Et les discussions qui vont s’ouvrir dans quelques semaines avec les parlementaires sur le projet de budget 2023 seront l’occasion de faire le point sur les moyens publics à déployer pour gérer les crises futures – on pense par exemple aux moyens des pompiers pour lutter contre les incendies – mais aussi, ne les oublions pas, pour les éviter.
De nombreuses mesures peuvent en effet être mises en place rapidement afin de limiter notre vulnérabilité aux aléas climatiques et mieux nous préparer. Avant l’été nous en proposions dix-huit, pour un coût total de 2,3 milliards d’euros annuels additionnels, à inscrire au budget 2023 de la France. Un premier effort qui en appellera d’autres par la suite.
 
Néanmoins, disposer de moyens supplémentaires est nécessaire mais ne sera pas suffisant. Nous devons également nous assurer que l’ensemble des investissements publics réalisés aujourd’hui soient adaptés à un climat qui change. C’est vrai pour ceux dans la construction et la rénovation des bâtiments : la nouvelle étude que nous publions aujourd’hui et que vous pourrez lire dans cette newsletter propose trois grands leviers pour amorcer la dynamique dans ce secteur. C’est vrai aussi pour les opérations de rénovation urbaine, et les annonces récentes sur la prise en compte de l’adaptation par le Nouveau Programme de Renouvellement Urbain sont une très bonne nouvelle.
 
C’est vrai au final pour tout un tas d’investissements publics : comme vous le découvrirez dans cette newsletter, I4CE a identifié au moins 50 milliards d’euros dépensés chaque année sans que l’on sache si la question de l’adaptation a été sérieusement posée. Nous risquons de manquer ainsi notre meilleure opportunité de nous adapter à moindre coût. D’où la nécessité de progresser vers une forme de « labellisation adaptation » des investissements publics.
 
Un signal politique a enfin été envoyé pour adapter la France. Le plus important reste à venir : le concrétiser.

#MotDesChercheurs

Au moins 50 Mds €/an d’investissements publics à adapter
Vivian Dépoues et Guillaume Dolques d'I4CE ont passé en revue les différents programmes d’investissement publics et ont identifié au moins 50 milliards d’euros par an qui pourraient être très directement concernés par les conséquences du changement climatique, sans que l’on sache si elles sont bien anticipées. Pour garantir que tous ces investissements intègrent bien l’adaptation, ils appellent à progresser vers une forme de « labellisation adaptation » des investissements publics.

#I4CEtude

Les bâtiments face aux nouvelles vagues de chaleur

Plus de 35°C dans des salles d’examen lors des épreuves du baccalauréat, des habitants éprouvés par la surchauffe de leurs logements… L’été 2022 a de nouveau démontré que nos bâtiments ne sont pas adaptés pour faire face aux nouvelles vagues de chaleur. Pourtant, chaque année, des dizaines de milliards d’euros publics sont investis dans des opérations de construction et de rénovation qui ne tiennent toujours pas compte de l'évolution du climat. Dans cette étude publiée aujourd'hui, I4CE propose d’actionner tout de suite trois leviers pour amorcer une dynamique d’adaptation de nos bâtiments.

#RetourSur

Se donner les moyens de s'adapter
Dans cette étude publiée en juin 2022, I4CE passe en revue onze « chantiers » de l’adaptation, du renforcement de la sécurité civile à la recomposition des territoires littoraux en passant par la résilience des infrastructures de transport. Les dix-huit premières mesures qui pourraient et devraient être prises dès à présent représentent un coût estimé à 2,3 milliards d’euros par an. Mais d’autres mesures sont à prévoir dont le coût – potentiellement bien plus important – dépendra des grands choix politiques en matière d’adaptation.

Adapter la forêt : d'abord bien investir

Dans cette étude, I4CE analyse l’ensemble des besoins d’adaptation du secteur forêt-bois. S’il en ressort que les moyens financiers sont bien là pour un renouveau de la politique forestière, elle pointe plusieurs points de vigilance : un bon ciblage des investissements ; le financement d’une diversité de « petites » mais non moins essentielles actions ; la possibilité pour les opérateurs publics de dédier du temps à l’adaptation et donc de mobiliser des moyens humains, durablement, sur le terrain.
Tribune | Pourra-t-on faire rouler les trains à la prochaine canicule ?
Les perturbations dans les transports lors des vagues de chaleur interrogent : la situation s’aggravera-t-elle si ces épisodes se multiplient? Dans cette tribune publiée par Libération pendant l'été, Vivian Dépoues d'I4CE appelait à investir uniquement dans des équipements publics certifiés  « adaptés au changement climatique».

5 démarches territoriales d’adaptation 

I4CE et Ramboll ont analysé cinq projets territoriaux, des Vosges à la Dordogne, qui tentent de relever le défi de l’adaptation. Vous découvrirez dans cette étude les défis que rencontrent ceux qui cherchent aller au-delà des déclarations d’intention. Au-delà de leurs différences, chacun des cas étudiés montre que l’adaptation demande avant tout de dédier du temps et des ressources pour faire évoluer la manière de concevoir et mener les projets.

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