|
De nombreuses mesures peuvent en effet être mises en place rapidement afin de limiter notre vulnérabilité aux aléas climatiques et mieux nous préparer. Avant l’été nous en proposions dix-huit, pour un coût total de 2,3 milliards d’euros annuels additionnels, à inscrire au budget 2023 de la France. Un premier effort qui en appellera d’autres par la suite.
Néanmoins, disposer de moyens supplémentaires est nécessaire mais ne sera pas suffisant. Nous devons également nous assurer que l’ensemble des investissements publics réalisés aujourd’hui soient adaptés à un climat qui change. C’est vrai pour ceux dans la construction et la rénovation des bâtiments : la nouvelle étude que nous publions aujourd’hui et que vous pourrez lire dans cette newsletter propose trois grands leviers pour amorcer la dynamique dans ce secteur. C’est vrai aussi pour les opérations de rénovation urbaine, et les annonces récentes sur la prise en compte de l’adaptation par le Nouveau Programme de Renouvellement Urbain sont une très bonne nouvelle.
C’est vrai au final pour tout un tas d’investissements publics : comme vous le découvrirez dans cette newsletter, I4CE a identifié au moins 50 milliards d’euros dépensés chaque année sans que l’on sache si la question de l’adaptation a été sérieusement posée. Nous risquons de manquer ainsi notre meilleure opportunité de nous adapter à moindre coût. D’où la nécessité de progresser vers une forme de « labellisation adaptation » des investissements publics.
Un signal politique a enfin été envoyé pour adapter la France. Le plus important reste à venir : le concrétiser.
|