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Evidemment, il faudra rapidement clarifier qui paiera, qui rémunèrera ces acteurs. Si la Commission semble privilégier à l’heure actuelle de faire payer le secteur privé via la compensation carbone volontaire, cela ne suffira pas et d’autres sources de financement devront inévitablement être explorées : le marché carbone européen, un éventuel futur marché de quotas pour l’industrie agro-alimentaire, et bien sûr les financements publics au premier rang desquels la Politique agricole commune (PAC). Ce qui importe, pour l’instant, est de se mettre d’accord sur un système européen de certification carbone pour garantir l’impact sur le climat et plus généralement sur l’environnement des projets qui seront financés. Pour flécher plus efficacement les financements, qu’ils soient privés ou publics, vers les pratiques les plus durables.
La Commission travaille actuellement à ce projet de certification carbone et fera une proposition de règlement d’ici la fin de l’année. La phase de consultation publique et les discussions organisées dans les différentes instances européennes depuis le début de l’année ont fait émerger de nombreux points de débats voire des inquiétudes légitimes. Nous pouvons les dépasser. Nous pouvons trouver des solutions pragmatiques à ces problèmes pour construire une certification carbone ambitieuse, en nous inspirant des réussites – et des échecs – des certifications développées depuis de nombreuses années à l’international ou dans certains Etats membres, à commencer par le Label Bas-Carbone français qu’I4CE a contribué à construire. Dans la newsletter de cette semaine, retrouvez les recommandations issues du retour d'expérience d'I4CE avec le Label.
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