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L’étude publiée aujourd’hui par I4CE vient combler ce manque de données. Elle identifie plusieurs mesures à mettre en place dans les plus brefs délais – pour améliorer l’animation et le pilotage de l’adaptation en France ou encore augmenter les moyens dévolus à la protection de la ressource en eau ou à la sécurité civile – pour un coût total de 2,3 milliards d’euros par an. D’autres mesures devront être prises, mais l’étude d’I4CE montre que leur coût dépendra de grands choix collectifs. Acceptons-nous par exemple l’interruption, quelques jours par an, du réseau ferroviaire sous l’effet d’inondations ou de canicules ? La société française doit débattre de cette question, et de biens d’autres, avant d’en tirer des conclusions sur les besoins de financement public pour l’adaptation.
Le premier budget du quinquennat, qui sera présenté au parlement après l’été, sera révélateur de la volonté de la France, du gouvernement et du parlement, à relever le défi de l’adaptation. Un autre marqueur sera le portage politique de l’adaptation dans le nouveau gouvernement. C’est un défi qui doit impliquer l’ensemble des ministères et donc être piloté par la Première Ministre. Espérons qu’il figurera en bonne place dans son discours de politique général début juillet.
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