#Edito
La guerre en Ukraine et ses conséquences sur l’agriculture relance le clivage traditionnel entre les tenants du « produire plus » et ceux du « produire mieux ». Ce clivage existe aussi entre les candidats à l’élection présidentielle : c’est l’une des leçons de notre analyse de leurs propositions pour l’agriculture et l’alimentation, que vous découvrirez dans notre newsletter. Cette analyse fait suite à la publication la semaine dernière par I4CE de son décryptage climat de la présidentielle, qui sera bientôt mis à jour suite aux nouvelles annonces des candidats et enrichi d’autres analyses thématiques.
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En matière agricole et alimentaire, les clivages entre les candidats sont nombreux. Il en existe en particulier sur l’élevage ou sur les 9 Milliards d'euros d’aides publiques de la Politique Agricole Commune. On observe aussi des convergences : tous veulent ainsi, encore plus avec la crise actuelle, relocaliser la production. Cela passe par plus de produits locaux – et de qualité – dans les cantines et par des conditionnalités environnementales sur les produits importés. On voit aussi poindre de nouveaux défis : garantir l’accès à une alimentation durable pour tous, et permettre aux agriculteurs de sortir de leur spirale d’endettement pour changer de modèle de production.
Il y a un défi qui, malheureusement, nous semble insuffisamment traité : les changements de consommation des ménages. La transition vers une agriculture durable et résiliente ne pourra se faire sans une réorientation de la consommation, le poids des dépenses des ménages dans le financement du système alimentaire étant en effet écrasant. Les changements qui s’imposent sont significatifs, et ils n’adviennent pas spontanément, en tout cas pas suffisamment rapidement. Les propositions des candidats à cet égard demeurent cependant rares.
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80. C’est le nombre de propositions sur l’agriculture et l’alimentation recensées jusqu’à maintenant par I4CE dans son décryptage des programmes de six candidats à l’élection présidentielle, en attendant le décryptage du programme d’Emmanuel Macron. Retrouvez ici l’analyse de ces propositions par Claudine Foucherot et Lucile Rogissart d’I4CE. Les autres candidats en lice n’ont pas été analysés, faute des temps, mais ils ont également de nombreuses propositions pour la transition agricole que nous vous invitons à consulter.
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Disparue des radars après avoir été mise sur la table par la Convention Citoyenne pour le Climat et acceptée par le Président de la République, l’idée d’un chèque alimentaire pour les populations les plus précaires revient dans le débat présidentiel, portée par Anne Hidalgo et Emmanuel Macron. Quel devrait être le montant d’un tel chèque pour permettre aux ménages d’adopter une alimentation durable ? Réponse dans ce billet d’I4CE.
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La question de l’accessibilité économique de l’alimentation durable est posée par nombre de candidats, et c’est une bonne chose. Chèque alimentaire, hausse des minima sociaux, baisse de la TVA sur certains produits… Ils mobilisent différentes stratégies, que nous avions déjà identifiées dans ce billet co-écrit avec l’Iddri. Un billet qui cherche aussi à dépasser l’opposition entre l’accès à l’alimentation et sa performance environnementale.
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Si plusieurs candidats veulent réorienter les aides de la PAC vers plus d’agroécologie, d’autres restent muets sur ce sujet ou préfèrent essayer de mobiliser des financements privés en misant sur la « rémunération carbone ». Une bonne idée ? Retrouvez dans ce billet publié récemment notre analyse des propositions de la Commission européenne qui souhaite également développer un tel système.
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9 Mds€ par an de subventions publiques via la PAC, 5 Mds€ via la restauration collective. Si les candidats mobilisent ces leviers financiers pour accompagner la transformation de l’agriculture, il en existe beaucoup d’autres à commencer par les dépenses de consommation des ménages. Dans cette étude, I4CE recense et décrypte 280 Mds€ de financement des revenus de la chaine alimentaire et 40Mds€ de financement des investissements.
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