#Edito
Mais où est passé le chèque alimentaire ? Proposée par la Convention Citoyenne pour le Climat à l’été 2020 et acceptée par le Président de la République, l’idée d’un chèque alimentaire pour les populations les plus précaires n’est toujours pas concrétisée. De Julien Denormandie à Bruno Le Maire, en passant par la FNSEA ou Familles rurales, plusieurs propositions ont cependant été faites et varient sur le montant du chèque, les bénéficiaires ciblés ou les produits éligibles.
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Le chèque alimentaire n’est ni la seule ni forcément la meilleure option pour aider les ménages modestes à faire face au coût de l’alimentation et au surcoût des produits de qualité. C’est ce que vous découvrirez en lisant notre newsletter. Mais il a le mérite de mettre sur la table un débat d’importance : comment s’assurer que la transition vers une alimentation durable embarque tout le monde ?
On trouve déjà dans les programmes des candidats à la présidentielle des propositions pour relever ce défi, et c’est une bonne nouvelle. Le Salon de l’agriculture qui s’ouvre dans une semaine sera aussi, espérons-le, l’occasion pour les impétrants d’en formuler de nouvelles et nous les décrypterons pour vous dans les prochaines semaines. En attendant, nous vous invitons à vous plonger dans nos dernières analyses sur le sujet, et à redécouvrir certaines études d’I4CE sur la transition agricole et alimentaire publiées ces derniers mois.
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Plusieurs propositions de chèques alimentaires ont été faites ces derniers mois. Sans préjuger de la pertinence de ce type de dispositif, Lucile Rogissart d’I4CE compare dans ce billet les montants des chèques proposés au surcoût que représenterait l’adoption d’un régime alimentaire durable pour les plus précaires.
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L’accessibilité sociale du projet de transition vers une alimentation durable fait débat. Pour Lucile Rogissart d'I4CE et Mathieu Saujot et Elise Huber de l'Iddri, une alimentation saine et durable pour tous n’est pas une mission impossible. Mais une transition alimentaire inclusive nécessite de clarifier les enjeux et de débattre collectivement des cadres de politiques publiques à la hauteur du défi.
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Niveau de réduction du gaspillage alimentaire, de substitution entre protéines animales et végétales, part de produits durables, prix de ces produits, revenus des consommateurs… I4CE a développé un calculateur pour mesurer les effets de chacun de ces facteurs sur le budget alimentaire des ménages. Résultat : si la facture peut baisser de l'ordre de 30%, elle peut aussi augmenter encore plus fortement. Et le surcoût peut être particulièrement élevé pour les ménages modestes, ce qui appelle une réponse des pouvoirs publics.
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Lucile Rogissart d'I4CE vous présente en deux minutes ce qu’est une "alimentation durable" et les principaux enseignements de son étude sur le coût de l’alimentation durable et le budget des consommateurs.
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Dans cette étude, I4CE recense et décrypte 280 milliards d'euros de financement des revenus de la chaine alimentaire, principalement par les consommateurs, et 40 milliards d'euros de financement des investissements. Ces financements – et notamment les 26 milliards d'euros de subventions publiques et d’exonérations de taxes et de cotisations – sont trop rarement cohérents avec les visions disponibles d’un système alimentaire durable.
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Le projet CarbonThink s’appuie sur le Label Bas-Carbone pour évaluer et valoriser la performance Carbone de fermes de grandes cultures. Comment les industries de l’agroalimentaire et du luxe peuvent-elles s’appuyer sur les nouvelles méthodes du Label pour mesurer l’atteinte de leurs objectifs SBTi ? Les partenaires du projet répondront à vos questions lors de la conférence.
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