Pour ne pas être gâchés, ces investissements devront d’abord prendre en compte le fait que notre climat change : la menace est devenue manifeste avec la crise des scolytes qui frappe les forêts de l’Est de la France. Les mesures sont bien connues et il faut veiller à ne pas oublier certaines d’entre elles, structurantes, qui se chiffrent en millions plutôt qu’en centaines de millions, comme la consolidation des réseaux de suivi de l’état des forêts ou l’animation du dialogue entre la filière et la société. Quelques millions donc. Encore faut-il les mobiliser.
Pour maximiser leur efficacité pour le climat, les investissements publics doivent par ailleurs permettre de réorienter une part croissance du bois récolté vers les produits à longue durée de vie, comme les matériaux de construction. Nous avons besoin que l’industrie se développe sur ces produits qui stockent le carbone sur plusieurs décennies, pour que la hausse prévue de la récolte de bois ne conduise pas à une trop forte détérioration du puits de carbone.
L’adaptation et la réorientation de la récolte sont deux défis majeurs pour investir efficacement dans la forêt. Les Assises, et à leur suite la nouvelle SNBC, les relèveront-elles ? Rendez-vous début 2022 pour faire le point et découvrir nos nouvelles études sur ces défis.
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