Combien la France dépensera-t-elle en 2022 pour accompagner les ménages, les entreprises ou les collectivités locales dans la lutte contre les dérèglements climatiques ? Ses dépenses dites « défavorables » au climat vont-elles baisser ? Le « budget vert » de la France, qui est attendu d’ici quelques jours, répondra à ces questions et à bien d’autres. Publié désormais chaque année par le gouvernement, il identifie dans le budget de l’Etat toutes les mesures favorables et défavorables à l’environnement et permet notamment d’informer les discussions budgétaires de l’automne à l’Assemblée et au Sénat.
Cette semaine, I4CE consacre sa newsletter à cet outil qui se développe aussi dans d’autres pays ainsi que dans les collectivités locales, avec une nouvelle étude, un billet d’analyse, un projet ou encore un évènement pour vous aider à mieux comprendre les atouts et les limites du « budget vert » et les actions d’I4CE sur ce sujet.
Vous découvrirez notamment que la France fait partie des bons élèves en la matière. I4CE a analysé 10 expériences du même genre à travers le monde afin d’identifier les conditions méthodologiques et procédurales pour que cet exercice soit vraiment utile, et la France en remplit beaucoup. Mais même bien utilisé, un « budget vert » ne permet pas de savoir si le budget d’un pays ou d’une collectivité est cohérent avec son ambition climatique. Il ne dit rien par exemple des besoins supplémentaires à mobiliser pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter. Pour cela, il faudrait dépasser le simple « budget vert » et élaborer une véritable stratégie climat des dépenses publiques. Et cela, même les bons élèves ne le font pas. Jusqu'à aujourd'hui du moins.
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