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Le 14 juin 2022
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Une flamme vivante !

Témoignage

 
Il faisait son rond de lumière !
 
    Le mistral passait comme un train fou sur les rochers schisteux de l’Esterel emportant dans l’air brûlé les vapeurs de thym et de laurier rose.
« Préparez quand même le bois ! »
Au Bonfin, dans son École méditerranéenne, en été, sur l’aire du feu, on allumait certains soirs un immense brasier, non un spectacle, mais une traditionnelle cérémonie initiatique dont les autorités officielles de la région étaient averties, y étaient invitées.
Le bois ramassé dans la forêt, dans les chantiers de nettoyage et de protection contre les incendies, est dressé en une immense cathédrale. Nous, en cercle autour.

Le Maître Omraam arrive. Le vent cesse !
Il allume le feu ! Une montagne de flammes dans la nuit, elles montent vers le ciel, c’est impressionnant.
Véritablement la réalité du mystère de la vie, l’évidence de l’unité divine puisqu’on ne sait même pas ce qu’est le Feu, de quelles ténèbres nommées par la Genèse il est créé. Tel brasier allumé dans le sacre constitue le plus grand acte cosmogonique, c’est évident. Même une allumette frottée.
Or, voilà : chacun y apportait une branche morte… et le feu repartait de plus belle, redonnait encore plus de lumière, de chaleur, de vie, comme lorsqu’on jette une nouvelle bûche dans l’âtre. Comme si le feu gonflait sa bulle. On en a des photos éblouissantes !
 

Une image qu’on ne peut oublier.
 
     Des bois morts qui donnent forme de lumière à la vie ! Inexplicable alchimie ! Forme de présences ! D’entités !
Cela me faisait penser à la première règle que l’on donnait dans les anciennes initiations : l’homme est formateur de sa propre vie ! 
Et bien, c’est l’image spontanée, et la chose la plus importante que j’ai à dire. Le Maître Omraam paraissait le modèle vivant de cette règle initiatique. On le voyait former sa propre vie devant nous ! Pas seulement devant ce feu où il créait une ambiance qu’aucun film ne saurait rendre, authentique, théurgique, mais cinquante ans je l’ai vu vivre, amplifiant sa puissance, sa lumière, son rayonnement, dans une intensité de vivre inouïe, pour ce qui était visible de ce rayonnement. Et je pensais que tous les Initiés de la Légende laissaient cette image.
Et, c’est cela l’espoir.
           

     Il nous donnait la preuve que l’homme pouvait, en quelque sorte, modifier son destin. Échapper à ce monde d’ombre et d’automatisme. C’est ce qui m’a le plus étonné. J’ai vu un modèle vivant, intègre et désintéressé, dont je peux témoigner, se formant comme l’ouvrage se forme au feu. Pas le feu passionnel, mais spirituel, dans l’idée qu’on s’en pouvait faire.
C’est cette image de l’homme quotidien en mouvement qui a saisi mon cœur. 

Qui était ce Maître ? D’où venait-il ? De quelle région de l’univers ?  Comment le dire ? Je n’en sais vraiment rien. Mais qu’il soit capable de tel modèle de vie ! Ça j’en suis impressionné et j’ai de la joie en l’écrivant.

Une joie de fan, car ce que j’ai vu est rare. On peut être fan d’un chanteur, d’un politique, d’un joueur de ballon, d’un escroc, d’une marque de saucisson, ça marche, ça ne dérange personne, au contraire, il en est besoin pour faire des sous. Je me sens fan d’une idée de modèle. Non dans un intégrisme de lumière, un sectarisme, surtout pas. Mais j’ai vu ce que je ne sais pas faire, ce que je ne peux être, et ce que je voudrais être dans cent mille ans.
Ça me suffit pour faire le fan. J’ai vu un être libre, formateur de sa propre vie. Pas de sa vie sociale, diplômes, récompenses, avancements et compagnie. Pas selon les schémas théoriques des cultures comme on voit dans les groupes. Non, j’ai vu une image vibrante et joyeuse, sans cesse mobile comme une flamme nouvelle, que je voudrais laisser en témoignage écrit. C’est vrai, du plus loin que je m’en souvienne, je ferme les yeux, je vois un être de feu. Du feu, comme celui devant lequel nous étions. C’est ma mémoire. Pas pour faire poétique. Non, c’est réaliste, palpable, voilà : il avait les trois vertus du feu dans son contact avec ses disciples. Il éclairait, chauffait, vivifiait. Cela signifie des réalités concrètes que nous avons senties, goûtées, vécues : on en était davantage éclairés sur notre destin, avec au cœur davantage d’amour, et une volonté tonique, même je vais dire une meilleure santé. Ce ne sont pas des mots. On revenait pour ça. Cette fête de l’énergie ! Avec lui vivant, en chair et en os.
 
            Comment faisait-il ?
            Il le dit.
             « De tout ce que j’ai fait ou que l’on dit que j’ai fait, une seule chose peut m’enorgueillir : le jour où j’ai compris que je devais mettre au feu toutes mes vieilles conceptions pour servir le ciel et attirer ses bienfaits ! » (25 juil. 1975).

            Il faisait son rond de lumière !

 
« Les Initiés sont ceux qui ont compris les lois de la nature
 et ne considèrent comme vrai que ce qu’ils en peuvent appliquer
dans le plan physique ! »
(7 mai 1974).

 
Pierre C. Renard
tiré du livre "un maître spirituel " Éditions Prosveta
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